30 jours pour…

30 jours.
30 jours de challenge journalier.
30 jours pour changer quelque chose dans ma vie.

30 jours, c’est assez court en fait…

La première fois que j’ai fait connaissance avec le concept de se lancer à soi-même chaque mois un défi pour les 30 jours suivants, c’était en voyant ce que faisait Matt Cutts.

Matt Cutts, c’est un ancien ingénieur de chez Google. Pendant de longues années (au moins entre 2009 et 2015), il partageait sur son blog ces défis qu’il se lançait, pour tenter quelque chose de nouveau, mener à bien un projet qui lui tentait à coeur, ou pour changer une habitude. Ca paraissait cool, et ça nous parle à tous : qui ne s’est jamais dit « ce serait bien que je me mette à faire… [X ou Y] ».

Il en parle lui-même dans ce TED talk de 3 minutes :

Matt Cutts explique « pourquoi essayer quelque chose de nouveau pendant 30 jours »

Puis, je suis tombé sur d’autres personnes sur le web qui ont fait ce genre de challenges : tenter de faire quelque chose de nouveau tous les jours pendant un peu de temps, pour voir… pour tester. Apparemment, il semble que ce format fonctionne pour de nombreuses personnes. Certains en tirent même un produit extrêmement lissé sur YouTube (voir la chaîne de Matt d’Avella, et sa playlist « 30 Day Experiments »).


Mais pourquoi 30 jours ?

Vous avez peut-être entendu un proche, ou un collègue, vous dire quelque chose du style :

« C’est scientifique, il faut 21 jours pour changer une habitude ! »

Cette croyance semble basée sur les travaux de Maxwell Maltz dans les années 60. Son livre « Psycho-Cybernetics » a eu un succès fou, et la petite phrase lâchée dedans a fait le tour du monde. Parce qu’il faut le dire : promettre un changement radical dans la vie du lecteur en à peine 3 semaines, ben ça vend du rêve !
Mais il faut se rappeler que le psychologie comportementale n’en était encore qu’à ces débuts… Et aussi que beaucoup de charlatans d’auteurs de livres de développement personnel se sont depuis emparés de la formule.

Bref, il y a de plus en plus d’études sérieuses faites au sujet de l’habituation, de la récompense que notre cerveau reptilien recherche (la dopamine sécrétée lorsque l’on se met des buts et qu’on les atteint), et de la modification ou du conditionnement de nos comportements… et la littérature qui va avec ! Il semble donc que cela soit bien plus compliqué que 21 jours : plus le but à atteindre serait complexe, et plus cela prendrait du temps… Et stopper une habitude serait également plus dur que d’en commencer une nouvelle… Instinctivement, j’ai envie de dire : logique…


Quel rythme pour les changements d’habitude ?

Ce que recommandent beaucoup d’experts, cependant, c’est de ne pas tenter de changer trop de choses en même temps. Et ça semble logique : si du jour au lendemain je tente en même temps de:

  • faire un régime
  • me coucher plus tôt
  • aller à la piscine 3 fois par semaine
  • méditer
  • écrire des lettres à mes oncles et tantes

Les chances que j’explose en plein vol sous la pression de tous ces changements cumulés deviennent énormes !

Du coup, sous cet angle, les 30 jours semblent pertinents car ils permettent de voir si on arrive à se tenir à une nouvelle habitude, un mois pour commencer, et donnent la possibilité de ne pas persévérer. On peut donc tester un changement de comportement, et voir si cela nous apporte la satisfaction que l’on espère. Et si oui, alors on continue, et on espère que ça tienne.


BREF

Je vais faire des défis de 30 jours…

30 jours pour atteindre 50 pompes par jour.
30 jours pour adopter un régime sans viande.
30 jours pour….

Quelques règles :

  1. Je ne m’impose pas de garder l’habitude après les 30 jours. Si j’apprécie, je continue. Si c’est trop dur, soit j’arrête, soit je modifie.
  2. L’important n’est pas le respect à 100% du défi, mais plutôt d’y revenir toujours. Si un jour, pour des raisons acceptables, impossible de faire la chose du défi, c’est pas la fin du monde… On reprendra le jour d’après !
  3. Certains défis seront simples car prenant peu de temps, d’autres seront plus sérieux et compliqués à réaliser. Parce qu’il ne faut pas que ça devienne une torture.

Et si vous avez des idées de défis de 30 jours à me proposer : direction Twitter. 😀

La route qui m’attend, pleine d’espoir, de bonheur et de couchers de soleil poétiques.