30 jours pour … désencombrer

Chaque mois, je me lance un défi qui dure 30 jours.
Pourquoi ?
Mes autres défis
Cet article traite du défi de juin 2021.


Pourquoi désencombrer ?

Entre la fin du lycée et la fin des études, mes possessions tenaient plus ou moins dans une petite voiture (+2 ou 3 cartons chez les parents). Entre déménagements, stages et études dans des villes ou pays différents, et autres incertitudes accompagnant la vie étudiante, difficile de me poser quelque part pour longtemps. A cette époque, je n’ai jamais passé plus de 9 mois d’affilée à une adresse donnée. Dans ces conditions, difficile d’accumuler les possessions !

Or, avec les années qui se sont écoulées depuis, je me suis un peu plus confortablement installé. Et il est facile de se laisser submerger par les objets. En effet, qui n’a pas ce tiroir dans l’entrée ou le couloir qui contient tous ces objets que l’on garde « au cas où » et qui finalement n’est ouvert périodiquement que pour y ajouter un nouveau trésor…? Bref, j’avais accumulé un certain nombre de choses qui ne me servaient pas forcément, et qui encombraient les placards.

Le tiroir de la mort !! Que celui qui n'a pas ça chez lui lève la main... 30 jours pour désencombrer
Le tiroir de la mort !! Que celui qui n’a pas ça chez lui lève la main… source NPR

Rien de tel alors qu’une cure de minimalisme pour remédier à ça, et ainsi retrouver la liberté de mes années étudiantes. (Si en plus je pouvais retrouver la capacité de ne dormir que 5h par nuit, ce serait le paradis, mais restons raisonnable dans nos demandes…). Marie Kondo n’a qu’à bien se tenir, ça va dégraisser SEC dans les chaumières !

Cette fois-ci, j’ai voulu tenter quelque chose de nouveau pour le défi : on l’a fait en mode collectif. Parce que c’est plus fun de faire le défi avec des alliés, pour se donner des conseils, s’encourager, et plus généralement échanger sur ça et d’autres choses. Jeter, donner, revendre, recycler un objet chaque jour… 30 jours pour désencombrer : tant de possibilités s’offraient à nous


Comment ça s’est passé ?

Soyons honnête : je n’ai sans doute pas réussi à me débarasser d’au moins un objet chaque jour ! Et pourtant, j’ai réussi à faire un vrai vide dans certains coins de l’appartement, et me suis séparé de bien plus de 30 objets. En fait, c’est surtout à cause de la nature des objets qui ont été victime de ma folie passagère : une trentaine de livres lus et pas apprécié au point de les relire ou de les recommander, une vingtaine de fringues que je ne remettrai plus, quelques paires de chaussures en tellement mauvais état qu’elles sont allées directement à la poubelle… A ce niveau au moins, le défi est un succès.

Mais sorti des « usual suspects » – fringues/chaussures, vieux matos électronique, livres, etc… Pas forcément facile de trouver chaque jour quelque chose à jeter ou donner. Surtout quand j’ai soumis à ma compagne l’idée de nous séparer d’objets auxquels nous n’attachions pas forcément le même degré d’affection (euphémisme…). Erreur de débutant !

Au final, le problème principal est que j’avais déménagé il y a moins d’un an, donc il y avait déjà eu un énorme tri effectué dans mes affaires à l’époque… Au final, j’ai l’impression que j’aurais pu faire mieux, avec un peu plus de méthode… Bref, l’impression que l’exercice a été utile tout de même (on peut toujours trouver de quoi se délester), mais que l’impact aurait pu être plus important.


Et la suite ?

Si c’était à refaire, il me faudrait donc suivre une méthode plus cohérente et organisée:

  • Prendre pièce par pièce, dans l’ordre. Salle de bain, cuisine, chambre à coucher, etc… En organisant son chez-soi et se donnant des objectifs pour chaque endroit, ça doit aider à mieux réfléchir à ce qui est essentiel, et ce dont on peut se passer.
  • Se donner une zone, et faire une analyse froide. Les tiroirs, les fonds de placards, etc… Plutôt que d’espérer rencontrer chaque jour un objet que l’on tienne dans sa main en se disant « ai-je vraiment besoin de cet objet? », prendre chaque zone une par une doit être plus efficace.

Autre point : faire des recherches en amont sur les solutions qui existent pour se débarasser d’objets. Où sont les points de collecte d’objets électroniques le plus proches de chez soi, les bennes de don de vêtements, etc… ? Cela permettra d’éviter que les objets soient simplement déplacés d’un endroit à un autre de l’appart, en attendant qu’on puisse se motiver dans 3 mois pour enfin aller jeter tel ou tel objet…

Et l’aspect collaboratif du défi ?

Alors là, le bât blesse dans les grandes largeurs. J’avais créé un compte Twitter pour essayer d’animer le défi avec des postes réguliers, demandant aux autres participants de partager leurs photos, leurs idées, etc… Mais j’ai grandement sous-évalué la difficulté de lancer un compte à partir de rien…

Je me doutais évidemment que je ne finirais pas à des centaines de followers en à peine 30 jours, mais j’espérais bien en avoir une poignée qui se piquent au jeu. Mais bon… J’ai trouvé très compliqué de revenir poster tous les jours, d’animer un hashtag, de trouver le contenu pertinent et intéressant qui créé de l’engagement, etc… Il faut croire qu’animer des comptes sur les réseaux sociaux, c’est un métier ! (sans dec’…).

Au final, certains ont quand même joué le jeu (et je les en remercie !), et ont même partagé nombre de ressources, surtout pour les solutions pour faire des dons. Par exemple, j’ai découvert l’existence de nombreux sites web comme redonner.fr pour les vêtements, ou des plateformes de mise en relation de donneur et de bénéficiaires comme Geev ou Donnons.org.

Je ne sais pas si je tenterai à nouveau l’expérience du défi collectif… Mais si toi, lecteur, tu as des idées, commentaires, infos, recommendations à ce sujet, n’hésite pas à commenter ici, sur l’article sur les défis collectifs, ou directement sur Twitter !


Pour voir des exemples, retrouve tous mes défis ou parcours les plus récents :

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